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Coronavirus et anti-inflammatoires

En cas de fièvre, le réflexe de beaucoup de personnes est de prendre des antipyrétiques comme le paracétamol (Doliprane, Efferalgan, Dafalgan) et des AINS (Ibuprofène, Aspirine). 

Or, avec l’épidémie actuelle de coronavirus, officiellement appelé SRAS-CoV-2 (et non pas COVID-19 qui est le nom de la maladie), les autorités de santé ont interdit l’automédication des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et des corticoïdes (cortisone) car ils aggravent l’infection. 

Quant au paracétamol, en plus d’être hépato-toxique, il épuise les réserves d’antioxydants utiles à la protection de nos cellules saines.

Les AINS, ont, comme leur nom l’indique, des propriétés anti-inflammatoires, leurs principes est d’inhiber une enzyme, la cyclo-oxygénase qui a pour rôle de produire des prostaglandines qui elles, interviennent dans l’inflammation. 

Or, l’inflammation comme la fièvre sont des mécanismes de défenses naturelles de l’organisme : ce sont les armes de notre système immunitaire qui vont aller sur le champ de bataille combattre l’ennemi : la maladie.

En effet, la fièvre va augmenter le nombre de nos globules blancs (nos soldats intérieurs) qui iront, grâce aussi à la chaleur, tuer le pathogène.

Prendre des AINS revient donc à empêcher notre corps à se défendre correctement.

Dans la lutte contre l’épidémie du COVID 19, interdire l’auto-médication d’ AINS est donc du bon sens mais qu’en est-il de certaines plantes qui ont des principes actifs anti-inflammatoires ?

En phytothérapie, la reine des prés et la racine de saule blanc sont deux plantes qui ont des propriétés anti-inflammatoires puissantes, antipyrétiques et antalgiques.

Sachant que ces deux plantes ont contribué au développement de l’acide acétylsalicylique, plus connue sous le nom de l’aspirine,  il serait de bon sens de ne pas les utiliser, en tout cas, de manière isolée et à fortes doses.

En aromathérapie, les HE de gaulthérie couchée, de gaulthérie odorante et de bouleau jaune sont des anti-inflammatoires puissantes car elles contiennent un précurseur de l’aspirine et donc seraient également à éviter.

Pour d’autres, comme par exemples, les HE d’ ylang-ylang, de mélisse, de giroflier, l’interdiction peut poser question car elles ont à la fois des composés anti-inflammatoires et anti-infectieux. 

Par principe de sécurité, il serait avisé, pendant cette période d’épidémie, d’éviter, surtout sur du long terme et chez les personnes à risque, toutes les HE ayant un effet anti-inflammatoire. 

Liste non exhaustive d’HE aux propriétés anti-inflammatoires :

À méditer : cette phares du Professeur Antoine Béchamp : « le microbe n’est rien, le terrain est tout ».